La branche de la fondation ARCELFA à l’île Maurice prête sa voix aux questions de genre à l’occasion du Forum économique des femmes en Inde

* La coordonnatrice reçoit le prix de «femme d’excellence exceptionnelle»

Le forum économique des femmes (WEF) est une plate-forme multinationale qui permet aux femmes et aux dirigeants du monde entier d’élargir leurs débouchés commerciaux et d’accroître leur influence personnelle grâce à la mise en réseau transfrontalière, tout en s’inspirant des entrepreneurs, auteures, cerveaux, dirigeantes et célébrités parmi les plus performants au monde. La plate-forme regroupe des femmes de plus de 120 pays et vise à établir un lien entre les femmes dans la confiance et la solidarité, de manière à encourager l’action et la collaboration entrepreneuriales sur tout le continent et à l’extérieur, de manière à apporter l’indépendance économique et les prouesses du leadership. Aujourd’hui, le WEF est un réseau mondial solide composé de 800 sections et pouvant toucher 100 000 femmes inspirantes.

En tant que présidente de l’ANPRAS (Réseau africain pour la recherche sur les politiques et le plaidoyer en faveur de la durabilité) et coordinatrice nationale d’ARCELFA à l’île Maurice, j’ai été invitée à soumettre un bref résumé de mes contributions au progrès de la femme en Afrique et en Inde. Sur la base de ce rapport, le comité du prix du Forum économique des femmes a décidé de me décerner le prix «Femme exceptionnelle d’excellence» en guise de remerciement pour ma contribution au monde universitaire et à l’autonomisation socio-économique des femmes en Afrique et en Inde. La cérémonie de remise des prix s’est déroulée à New Delhi du 11 au 16 avril et plus de 2 000 femmes et hommes de plus de 120 pays ont participé au forum, partageant inspiration et expertise dans plus de 250 thèmes autour du thème général: «Réimaginer les sociétés: reconquérir l’humanité avec l’égalité des sexes ”. 

Tâche en tant que représentanted’ARCELFA: Les femmes sont victimes de guerres, victimes de la perte de leur conjoint, victimes de la violence, de la mort de leurs enfants et de toutes les autres crises humanitaires engendrées par des conflits. Dans de telles situations, les femmes sont le plus souvent exposées à la violence sexuelle, entraînant des traumatismes physiques, psychologiques et émotionnels. En tant que représentante d’ARCELFA (voire mes autres fonctions), j’ai intervenu dans les sessions suivantes: 

1-Reconquérir les médias avec responsabilité

2-Mettre un terme à la violence basée sur le genre 

L’autonomisation des femmes est fortement tributaire de nombreuses variables différentes, notamment la localisation géographique (urbaine/rurale), le statut éducatif, le statut social (caste et classe) et l’âge. Des politiques d’autonomisation des femmes existent aux niveaux national, régional et local (panchayat) dans de nombreux secteurs, notamment la santé, l’éducation, les opportunités économiques, la violence sexiste et la participation politique. Alors que les femmes continuent de subir les dures réalités des conflits violents, le gouvernement, les organisations non gouvernementales, les organismes internationaux, les institutions religieuses et caritatives ont l’obligation statutaire ou morale de rechercher des moyens d’atténuer les souffrances des femmes pendant les conflits. Cependant, il existe des écarts importants entre les avancées politiques et les pratiques réelles au niveau communautaire. 

Par ailleurs, la violence sexiste ou la violence à l’égard des femmes et des filles est une pandémie mondiale qui touche une femme sur trois au cours de sa vie. Cette question est non seulement dévastatrice pour les victimes de violence et leurs familles, mais elle entraîne également des coûts sociaux et économiques importants. Dans certains pays, la violence à l’égard des femmes coûterait aux pays jusqu’à 3,7% de leur PIB, soit plus du double de ce que la plupart des gouvernements dépensent pour l’éducation. 

Ne pas résoudre ce problème entraîne également des coûts importants pour l’avenir. De nombreuses études ont montré que les enfants qui grandissent avec la violence risquent davantage de devenir eux-mêmes des survivants ou des auteurs d’actes de violence à l’avenir. L’une des caractéristiques de la violence sexiste est qu’elle ne connaît pas de frontières sociales ou économiques et affecte les femmes et les filles de tous les milieux socio-économiques: cette question doit être traitée dans les pays en développement et les pays développés. La réduction de la violence à l’égard des femmes et des filles nécessite une approche communautaire à plusieurs volets et un engagement soutenu avec de multiples parties prenantes. Les initiatives les plus efficaces s’attaquent aux facteurs de risque sous-jacents de la violence, y compris les normes sociales concernant les rôles de genre et l’acceptabilité de la violence. Semblable à l’Inde, les femmes africaines souffrent également de tels symptômes. Dans certains cas, les femmes très instruites traversent également ce traumatisme dû au conservatisme et aux conditions familiales. Certaines des études de cas en Afrique ont été partagées et les réalisations d’ARCELFA en matière d’autonomisation des femmes ont été citées. 

Les aspirations et les objectifs d’ARCELFA ont été vulgarisés au cours de ces interventions et ont permis une visibilité en ligne comme suit: http://www.wef.org.in/dr-gaitree-vanessa-gowreesunkar/. Au cours de la séance de discussion, il a été observé que diverses organisations indiennes et dirigeantes partagent la même mission qu’ARCELFA. Il fut un débat enrichissant et les détails d’ARCELFA ont été partagés avec les participants. 

Conclusion et la voie à suivre

Le WEF est l’un des plus grands réseaux de femmes offrant la plus grande portée possible aux femmes dans l’esprit de sœursau-delà des frontières. Ses membres se sont concentrés sur l’amélioration du mentorat avec parrainage. En tissant des liens avec 100 000 membres et des femmes inspirantes dans 150 pays, ce beau voyage a permis de populariser les aspirations d’ARCELFA. C’est aussi une plate-forme de solidarité des femmes du monde entier pour la création d’un monde meilleur, avec une connectivité transparente au-delà des frontières, des limites et des religions. Il fut une question de fierté de recevoir un prix en tant que représentante d’ARCELFA, de vulgariser fièrement la mission d’ARCELFA et d’attirer des collaborateurs. Quelques éminentes dirigeantes indiennes ont exprimé leur volonté de rejoindre ARCELFA. Cependant, comme l’organisation s’occupe principalement des femmes africaines, elles ont proposé d’apporter un coup de main et une collaboration aux activités des femmes sur les deux continents. 

Rapport de Dr Vanessa GB Gowreesunkar, Coordinatrice Nationale – d’ARCELFA à l’Île Maurice

 

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