RAPPORT De La Conférence Continentale Sur L’émancipation Des Femmes Africaines Organisée Par La WAELE/ARCELFA

Tenue à la Commission de la CEDEAO, Asokoro,

Abuja, Nigeria

les1 et 2 Juillet, 2010

 

INTRODUCTION

La troisième Conférence continentale de la WAELE/ARCELFA sur l’émancipation des femmes africaines s’est tenue à Abuja, au Nigeria, avec plus de 500 participants et délégués venant de 35 pays africains en plus de ceux venant des États-Unis d’Amérique,du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’ Australie.

JOURNEE I

Cérémonie d’ouverture

Otunba Basirat Nahibi Présidente Fondatrice de la WAELE/ARCELFA a prononcé un discours de bienvenue qui a donné un aperçu historique sur les progrès réalisés dans le domaine de l’émancipation des femmes sur le continent. La Déclaration de Beijing et la  Plate-forme  d’Action ont constitué the thème central de son exposé. Pour conclure son discours, elle a exhorté les participants à avoir un esprit ouvert et concentré afin d’assurer la réalisation de l’objectif de la conférence.

Le Général Yakubu Gowon, ancien Chef d’Etat de la République fédérale du Nigéria a présidé la séance d’ouverture de la conférence. Il a traité le thème de la conférence à partir d’un point de vue paternel tout en puisant largement dans l’expérience de son enfance. Il a étayé l’importance des femmes dans le développement rapide du continent et a invité les femmes à relever les défis de la privation et  prendre des mesures concrètes pour réduire la pauvreté et d’autres défis similaires auxquels elles sont confrontées.

Discours Principal: l’émancipation des femmes africaines: clés de l’avenir:
Il a été prononcé par la Baronne Caroline Cox, membre de la Chambre des Lords britannique et Présidente Fondatrice du Fonds d’Aides Humanitaires d’Urgence (HART).Dans son exposé, elle a peint un tableau des tristes défis auxquels sont confrontées les femmes en Afrique.

Elle a fait l’historique des réalisations de femmes sur le continent depuis 1500 Avant Jesus Christ. Elle a cité la fameuse société Asante ( Dans le Ghana actuel) des 18e et 19e siècles comme un example de sociétés où il n’y avait pas de délimitation de pouvoir en fonction de l’âge ou du sexe. La structure sociale était dirigée par des aînés tant  hommes que femmes. Les hommes tout comme les femmes servaient en tant que chefs spirituels, exerçant un pouvoir significatif dans la communauté.

Cette approche historique a bien établi que la Fondation de la société africaine n’avait rien de mauvais à ses origines. Elle a étayé son point de vue avec des exemples du Nigeria de la même période: dans la communauté Igbo, les femmes étaient au centre de la prise de décisions sur la place du  marché; dans la culture Yoruba, des principes de détermination de l’ancienneté étaient essentiellement fondés sur l’âge et non sur le sexe. Toutefois, selon la baronne, le sort des femmes a changé au cours de ces dernières années en raison de:

  • L’augmentation des conflits civils qui ont encouragé la violence contre les femmes
  • Programmes d’ajustement structurel qui ont mis l’accent sur la croissance des exportations et sur l’efficacité au détriment du bien-être. Les femmes ont été affectées par les réductions des dépenses du secteur social et ont été contraintes à supporter la charge croissante des soins et de la production alimentaire.
  • Les problèmes croissants du VIH/SIDA qui ont entrainé de graves conséquences tant pour les femmes que pour le développement.

La Baronne Cox a détaillé les problèmes comme suit:

  • La santé, y compris la mortalité maternelle et infantile: un sombre tableau a été peint par la déclaration selon laquelle «en Afrique, le nombre de décès causés par la grossesse et l’accouchement est plus élevé que tous les décès dus au VIH/SIDA, la tuberculose et la malaria réunis.”
  • L’Education: Deux fois plus de femmes que d’hommes sont analphabètes et les filles représentent la majorité des enfants qui n’ont pas accès à l’enseignement primaire.
  • La violence contre les femmes, la traite des êtres humains, la violence domestique et l’urbanisation.

La voie de sortie de la situation a été offerte comme suit:

  • les économies ,les femmes et le Mouvement de la Micro-finance
  • Les femmes, le droit et la politique;
  • Le leadership;le processus de paix
  • Les femmes et l’environnement;
  • Les aînés, les grands-mères et l’aide.

La Baronne Cox a conclu qu’il ya eu de grands progrès ces dernières années dans la législation et les politiques favorisant l’égalité des femmes dans les domaines culturels, économiques et politiques. Elle a cité la Conférence préparatoire des femmes africaines tenue en 1994 au cours de laquelle un certain nombre de priorités ont été soulignées;dont la lutte contre la pauvreté croissante des femmes africaines, l’amélioration de l’accès à l’éducation et aux services de santé, la reflexion sur les relations des femmes avec l’environnement, l’augmentation de la participation des femmes au processus de paix, l‘avancement des droits juridiques des femmes, et l’intégration des questions de genre à l’élaboration des politiques relatives à l’économie et au developpement.

Pour la baronne Cox, bon nombre des politiques qui ont été identifiées n’ont pas besion de projets internationaux necessitant plusieurs milliards de dollars. Elle a noté qu’il existe une conscience croissante que la réduction de la pauvreté devrait être atteinte par l’autonomisation financière des populations locales et d’individus entreprenants. Les initiatives des femmes poussent comme des champignons à travers le continent, appuyées par une gamme de reseaux nationaux, régionaux et internationaux de femmes fournissant des solutions pratiques aux femmes et faisant pression sur les Autorités en vue de les amener à faire des législations favorables.

Allocution de l’invité d’honneur, Son Excellence, l’honorable Mujuru T.R. Joice, vice-présidente du Zimbabwe

Dans sa contribution, Mme Joice Mujuru a établi que la question de développement mondial et continental ne saurait être traitée de manière adéquate, sans que l’on s’attaque aux problèmes dont souffre la promotion des femmes.

Elle a inclu dans ces domaines à problèmes mis en exergue les suivants: les femmes et la pauvreté, l’éducation des femmes, les femmes et les conflits, les femmes et l’économie, les femmes au pouvoir, les droits des femmes, les femmes dans les médias, les femmes et l’environnement, et l’enfant- fille. Elle a noté que la responsabilité du gouvernement est d’améliorer, promouvoir et protéger les droits des femmes et garantir la réalisation de l’égalité des sexes. Elle a appelé à l’adoption et à la mise en œuvre de de solutions sur mesure et éprouvées par le temps, y compris une plus grande participation des femmes à la gouvernance.

L’Honorable Joice Mujuru a également mentionné la réalisation du gouvernement du zimbabwe relative à l’ accroissement de la participation des femmes à la politique. Les progrès réalisés par la ZANU-PF dans sa course au pouvoir a permis aux femmes d’aspirer à des postes de commandement au Zimbabwe.Toutefois,la voie à suivre pour aller de l’avant se trouve dans l’adoption, la ratification et la mise en oeuvre des différents protocoles sur les droits des femmes à l’échelon continental et régional.

L’Honorable Mujuru a conclu que l’émancipation des femmes africaines politiquement, socialement et économiquement exige ce qu’elle a appellé «la révolution qui doit être menée et gagnée.”

Le Président Goodluck Jonathan, président de la République fédérale du Nigéria et  invité d’honneur spécial était valablement représentée par le Ministre des affaires féminines et du Développement social, Mme Joséphine Iyom Anenih.

Elle a donné un bref aperçu des réalisations du Nigeria dans le domaine de l’émancipation des femmes et a exhorté celles-ci à sortir de leur zone de confort pour s’élever au-dessus des nouveaux défis et prendre leur place dans la gouvernance et le leadership.

Le défi ne consiste pas uniquement en la poursuite, mais aussi en alternatives à abandonner; en d’autres termes, « à subtituer à notre beau language et à nos robes fleuries  l’action et l’agitation jusqu’à ce que le statu quo soit mis sens dessus-dessous.”

Tout en faisant remarquer que le combat est un combat qui survivra à chaque génération, elle a conclu  par un appel aux femmes de servir de mentors à d’autres jeunes femmes sur les défis de l’émancipation.

Au nom du Président de la République fédérale du Nigéria, le Dr Goodluck Jonathan, elle a déclaré ouverte la Conférence.

Séances plénières

Le Changement climatique et son impact sur les femmes africaines en milieu rural

Le ministre nigérian de l’Environnement, M. John Odey, dans cet exposé montré que le changement climatique non seulement sape les progrès vers la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, mais indique également un changement qui affecte l’indice du développement humain dans de nombreux pays.

Il a souligné le lien entre changement climatique et les femmes et a énuméré onze défis ou obstacles que les femmes africaines doivent franchir dans leur poursuite de l’émancipation. Il s’agit notamment:

  • du changement climatique en tant que menace à la sécurité;
  • de la diminution de l’espérance de vie;
  • de l’Augmentation de la violence domestique et sexuelle;
  • de la dépendance des femmes africaines  des ressources naturelles locales pour leur survie, en raison de leur responsabilité d’assurer la nourriture, l’eau et l’énergie pour la cuisson et le chauffage;
  • outre ceux-ci , il y a la charge de sauvegarder sur le continent les droits des femmes,  souvent menacés par les changements climatiques et l’accès limité aux informations nécessaires pour les faire respecter.
  1. Odey a suggéré des moyens pour surmonter les problèmes. Il a souligné la nécessité pour les gouvernements africains d’intégrer une perspective genre dans la conception, la mise en œuvre, le suivi, l’évaluation et le reportage des politiques environnementales nationales et des plans nationaux de développement, tout en s’inspirant des progrès réalisés à l’échelon international sur la gestion climatique.

 

Le sort des femmes africaines dans les pays en guerre: QUE FAIRE POUR LES AIDER?

Jennifer Kargbo, Directrice, Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (Bureau de l’Afrique australe) a fait cet exposé. Elle a énuméré les pays qui ont connu la guerre et les effets de la guerre,tels que l’Angola,  le Tchad,  la RDC,  le Libéria, le  Mozambique,  la Sierra Leone, le Soudan et l’Ouganda.

Sous le sous-titre “Les manifestations de la guerre», Jennifer Kargbo a expliqué les conséquences dévastatrices de la guerre sur la population vulnérable, particulièrement les femmes et les enfants.Elle a analysé les situations difficiles, tout en situant les femmes dans la mêlée. Elle a déploré les défaillances des programmes de reconstruction post-conflit consistant à omettre de traiter les questions de genre.

Même si ces situations  peuvent être vues pendant et longtemps après la guerre, les actions destinnées à les corriger sont à peine visibles dans  les processus de détermination de politiques, puisque traditionnellement, les femmes et les filles, en particulier ,dans les zones rurales, n’ont ni voix ni pouvoir. En outre, les cadres analytiques et opérationnels de reconstruction post-conflit ont tendance à traiter les effets des conflits d’ une manière qui ne tient pas compte des fifferences relatives au grenre.

Selon elle, l’issue consisterait à s’assurer que les programmes de reconstruction post-conflit visent à résoudre les problèmes des femmes de façon structurale en ne visant pas seulement le maintien de la paix, mais aussi  la réalisation du développement durable.

JOURNEE II

Séances plénières

Paix et résolution de conflits:- panacée pour le développement durable en Afrique

L’orateur, le professeur Ahmed Danfulani de l’Institut National de politiques et d’Etudes Stratégiques, du Nigeria a ouvert avec une citation de la Déclaration de l’UA de 1991,à savoir:

Reconnaître et accepter que la démocratie, la bonne gouvernance, la paix, la sécurité, la stabilité et la justice sont parmi les facteurs les plus essentiels de développement socio-économique de l’Afrique.

Cette citation a fixé l’orientation de son exposé autour des sous-titres suivants:

  • Paix et Développement Durable
  • Prévention et gestion de conflits
  • Résolution de conflits

Il a observé que la nature de l’environnement économique et social ainsi que le mode de gouvernance politique ont beaucoup à voir avec les causes et la dynamique des conflits en Afrique

Il a conclu avec les recommandations nécessaires au développement durable dans le domaine de la paix et de la sécurité. Les actions s’articulent principalement autour des voies et moyens de mettre au point des paramètres necessaires à la gestion des conflits.

Responsabilisation économique,  Facilités de Micro- crédit et acquisition de competences

LE Prof Tendai Johnson, Vice Chancelier-Ajoint de l’Université de Caroline du Nord, Etats-Unis qui était heureuse d’être de retour en Afrique et, s’inspirant largement de l’expérience américaine, a traité de nombreuses questions dont les suivantes:

  • Augmenter l’aide financière destinée aux collèges en vue de réaliser des investissements historiques dans les collèges communautaires: Le budget suppléera les subventions Pell agrandies et un système simplifié d’aide aux étudiants, et introduira une nouvelle initiative Amérique de fin d’études  qui octoiera des subventions concurrentielles pour aider les collèges communautaires à améliorer leurs résultats et à augmenter de 5 million leurs effectifs d’étudiants d’ici à 2020.
  • Renforcer la mise en oeuvre des mesures anti-discriminatoires: Le budget 2011 prévoit une augmentation destinée à faire appliquer les dispositions de la Equal Employment Opportunity Commission (EEOC), qui est chargée de faire respecter les lois fédérales criminalisant la discrimination contre tout demandeur d’emploi ou tout employé sur la base de la race, de l’âge ou de l’orientation sexuelle.
  • Mettre l’accent sur les besoins particuliers des anciennes combattantes, y compris les anciennes combattantes sans-abri et leurs familles: Le budget de 2011 prévoit le financement continu de ce programme de démonstration et en tirera des leçons sur la meilleure façon de fournir les  services en cours à cette population
  • Augmnter les soins médicaux primaires et préventifs de haute qualité à des prix abordables: Le budget prévoit des fonds pour des centres de santé devant fournir des soins médicaux primaires et préventifs de haute qualité à des prix abordables aux populations mal desservies, y compris les non-assurés.
  • Fournir des soins médicaux essentiels aux femmes et à leurs familles à travers le monde: L’Administration mettra à profit son engagement à sauver des millions de vies grâce à des investissements accrus dans les activités relatives à la santé partout dans le monde. Le budget comporte un financement accru pour lutter contre le fléau du VIH/sida tout en mettant l’accent sur la prévention et le traitement accru; l’augmentation du programme de soins médicaux pour les mères et leurs enfants afin de réduire le taux de mortalité des mères et celui de leurs enfants de moins de cinq ans ainsi que la prévalence de la malnutrition, l’expansion des investissements dans les activités de planning familial, le paludisme, la tuberculose et les maladies tropicales négligées, ainsi que sur le renforcement des systèmes de santé locaux en vue de renforcer leurs capacités et la durabilité à long terme de chaque programme de santé. Aux  côtés des partenaires multilatéraux, les États-Unis continueront à fournir un leadership mondial dans l’accomplissement de sa part de responsabilité  dans notre promesse commune d’améliorer la santé des populations les plus pauvres du monde.
  • La réforme du financement des écoles primaires et secondaires en fixant des normes élevées, en encourageant l’innovation, et en récompensant la réussite: Le budget soutient une nouvelle vision de l’Administration de la loi portant enseignement primaire et secondaire, (ESEA). Reconduite, cette loi encouragerait les États à adopter des normes plus élevées et plus claires qui définissent les perspectives que chaque élève recevra un diplôme d’études secondaires et sera prêt pour les études universitaires et pour une carrière.

Selon elle, ce ne sont là que quelques exemples des multitudes d’ approches nécessaires pour répondre aux besoins des femmes et à ceux de leurs familles pour les responsabiliser et leur permettre ainsi de s’élever au-dessus des conditions qui les empêchent de réaliser pleinement leur potentiel. Les femmes devraient avoir accès aux mêmes possibilités que les hommes et pouvoir faire les mêmes choix qu’eux. L’expérience montre que les pays sont plus pacifiques et plus prospères lorsque les femmes jouissent pleinement des mêmes droits et des mêmes chances que les hommes. Lorsque ces droits et ces chances leur sont refusés, les pays restent souvent à la traîne.

En outre, les femmes et les filles assument bien souvent une part disproportionnée des conséquences des crises et des conflits. A travers la nouvelle administration,les États-Unis se sont engagés à travailler avec les organisations régionales et internationales visant à prévenir la violence contre les femmes et les filles, en particulier dans les zones de conflit. L’administration soutient l’égalité d’accès des femmes à la justice ainsi que leur participation au processus politique. Les États-Unis sont favorables à la promotion de la santé infantile et maternelle, à la lutte contre la traite des êtres humains, en particulier des femmes et des filles par la mise en oeuvre des lois nationales et internationales, et soutiennent  l’éducation, l’emploi et la micro-finance en vue de la responsabilsation des femmes dans le monde.

Elle a ajouté que dans le réexamen des stratégies de responsabilisation des femmes l’utilisation des interventions du micro-crédit en se servant du processus de la Grameen Bank comme exemple et des exemples de stratégies d’intervention du gouvernement, les activités en cours aux États-Unis ont été examinées ainsi que la position historique des femmes africaines dans leurs communautés et à l’étranger, et il a été constaté que les femmes partagent une situation d’inégalité dans les diverses communautés du monde. Ce qui diffère, c’est le degré d’inégalité de statut, et les efforts en cours en vue de changer le statu quo. Ayant examiné les aspects présentés, elle a proposé que la prochaine étape vise peut-être la déconstruction de chaque intervention, et la reconstruction de ce qui convient le mieux pour les cultures africaines et pour leur avenir.

Elle a conclu en disant que, bien qu’il existe de nombreux modèles, il n’en est aucun qui mérite être adopté intégralement. Quelle que soit celui qui est sélectionné, ces modèles devront être acculturés et réformés afin de les adapter à la condition africaine et à ses plans futurs. En substance, tout comme la Grameen Bank a été conçue pour les conditions qui prévalent au Bangladesh, de même tout modèle futur pour l’Afrique doivra être conçu par ceux qui sont concernés et qui bénéficieront de ces changements. L’Afrique doit décider elle-même de son avenir et de son développement tout en se rappelant que le vrai développement exige l’implication intégrale de tous ses membres, hommes et femmes confondus.

Moyens simples et efficaces de lutte contre le paludisme en Afrique subsaharienne

Cette communication a été présentée par le Dr Hadiza Nuhu, Oon,du Département de Pharmacognosie et de développement des médicaments, Faculté des sciences pharmaceutiques, Université Ahmadu Bello,et Directrice Générale, de HERBA POINTS SERVICES, Zaria, au Nigeria. Dans cet exposé, elle a égrainé les faits suivants sur le paludisme:

  • C’est la plus ancienne et la plus dévastatrice des maladies parasitaires dont l’éradication est une composante importante des Objectifs du Millénaire pour le développement et devrait constituer l’un des préalables de tout développement socio-économique significatif en Afrique.
  • Avec un taux de mortalité annuelle d’environ 3 millions,le paludisme est le plus grand contributeur au fardeau total de morbidité et à la perte de productivité en Afrique.
  • Plus de 12 milliard de dollards des Etats-Unis sont perdus chaque année à cause du paludisme.

Pour faire face à la malaria, un certain nombre de facteurs sociaux, économiques et environnementaux doivent être compris et résolus, en particulier dans la prévention de la maladie. Selon elle, les plantes ont été les agents les plus importants de chimiothérapie contre le paludisme pendant des milliers d’années et devraient constituer la base des moyens simples et efficaces de lutte contre le paludisme en Afrique sub-saharienne.

Elle a noté que la combinaison de plusieurs facteurs dévastateurs est responsable de la difficulté à contrôler le paludisme en Afrique et a conclu que le redoublement d’’efforts est nécessaire notamment à partir de l’Afrique-même en termes d’attention, de ressources, de stratégies, de recherche et d’exploitation des bio-ressources africaines ciblées dans des environnements et communautés discrets. Cela, selon elle, est absolument nécessaire pour réussir dans la lutte contre le paludisme en Afrique sub-saharienne.

CÉRÉMONIE DE CLÔTURE

Dans son allocution, la président et Fondatrice de WAELE/ARCELFA, Otunba Dr Nahibi a donné un récapitulatif des activités de l’organisation au cours de ses six années d’existence ,qui sont les suivantes:

  • Reponsabilisation économique des femmes au Nigeria et en Afrique, y compris les africaines de la diaspora;
  • Présentation d’aides humanitaires aux femmes de l’Etat du Plateau du Nigeria à la suite des affrontements ethniques et religieux qui y ont eu lieu entre les chrétiens et les musulmans le 9 Juillet 2004
  • Présentation d’aides humanitaires, le 13 Février 2008, aux réfugiés tchadiens pendant les récents troubles causés par les rebelles.
  • La WAELE/ARCELFA en collaboration avec l’Union générale des femmes soudanaises (SGWU) a tenu une réunion de paix à Khartoum sur la situation au Darfour les 20 et 21 Octobre, 2008. La WAELE/ARCELFA a été reçue en audience par le président Omar el-Basher pour discuter de la crise du Darfour ainsi que du différent entre le Soudan et la République du Tchad. Le Président Omer Al-Basher avait promis de continuer à œuvrer pour la paix entre le Soudan et le Tchad ainsi que dans la région du Darfour. À la suite de cette intervention,la frontière entre le Soudan et le Tchad avait été ouverte ainsi que l’ Ambassade du Soudan à N’Djamena.
  • La WAELE/ARCELFA a visité le camp des personnes déplacées à Al – El Fasher, au Darfour-Nord en mai 2009 et a participé au Sommet de la Paix avec les femmes du Dafur. Le Sommet a été organisé par l’Union Générale des femmes soudanaises  (SGWU). Plus de 1000 femmes ont participé au Sommet.
  • La WAELE/ARCELFA participé à la Conférence des femmes africaines et espagnoles pour un monde meilleur de 2008 à Niamey et, en Juin 2009, au lancement et la première réunion du groupe de travail sur le développement économique à Nairobi au Kenya.
  • La WAELE/ARCELFA a participé en Juin 2009 au’’ Diagnostic To ACTION- Micro finance in Africa’’ , conférence à multiple parties prenantes au siège des Nations Unies, à Nairobi, au Kenya. La conférence a été organisée par l’Association’’Women’s World Banking’’ et la ‘’Africa micro-finance Action Forum
  • La WAELE/ARCELFA a participé au Conseil international des femmes d’ Afrique du Sud en Octobre 2009
  • La WAELE/ARCELFA également participé à la Huitième Conférence Régionale Africaine sur les Femmes (Beijing +15) organisée la commission Economique des Nations-unies pour l’Afrique(CEA) du 16 – 20 novembre 2009, à Banjul, en Gambie.
  • La WAELE/ARCELFA participé à la Conférence des Femmes Africaines et Espagnoles Pour un Monde Meilleur à Valence, en Espagne, du26 au 28 mars – 2010
  • La WAELE/ARCELFA a également participé à la Réunion et Foire des Femmes Africaines et espagnoles entrepreneuses du 24 au 26 juin,2010 à Madrid, Espagne.
  • La WAELE/ARCELFA, en collaboration avec l’IPAS a organisé des ateliers de sensibilisation et des rassemblements sur les droits de santé reproductive dans les 6 zones géo-politiques du Nigeria
  • La WAELE/ARCELFA à participé à l’observation des élections au Soudan et au Burundi, etc

Tout ce qui précède, a-t-elle souligné, a été réalisé grâce à des efforts personnels. Selon elle, la WAELE/ARCELFA n’a dépendu d’aucun organisme donateur ou gouvernement pour un soutien financier quelconque. les ressources necessaires ont été mobilisées auprès des membres qui sont restées fidèles à la cause de l’organisation.

Le discours de clôture a été pronnoncé par Son Excellence, Mme (chief) Chinyere asika Ukpabi, Patronne de l’organisation.

Le communiqué (ci-joint en annexe) a été lu par l’Arc. (Mme) Fatima Othman Moma, 1ère vice-présidente de la WAELE/ARCELFA tandis-que Son Excellence, Mme (chief) Bola Obasanjo a déclaré close la Conférence.

RESOLUTIONS
La Conférence a décidé entre autres:

       d’organiserdes sommets nationaux chaque année.

  • D’organiser des Sommets sous-régionaux tous les deux ans.
  • D’organiser la Conférence Continentale tous les trois ans au lieu de cinq ans.

 

ANNEXE: Communiqué
Un communiqué a été préparé et adopté à la Conférence comme suit:

 

INTRODUCTION
Une Conférence Continentale sur l’émancipation des femmes africaines organisée par l’Association pour le Renforcement des Capacités Economiques et Du Leadership des Femmes Africaines ,WAELE / ARCELFA a eu lieu à Abuja, au Nigeria les1er – 2 juillet 2010 avec plus de 500 participants et délégués provenant de 32 pays africains. Il y avait d’autres participants venant des États-Unis, du Royaume-Uni et d’ Australie.

La conférence a été déclarée ouverte par le Président de la République Fédérale du Nigeria, Son Excellence, Dr Goodluck Jonathan, valablement représenté par l’honorable Ministre des Affaires Féminines et du Développement Social, Madame Iyom Joséphine Anenih.

Les thèmes de discussions ont porté sur des questions concernant les femmes et les enfants tels que les suivantes:

  • le changement climatique et son impact sur les femmes en milieu rural
  • Le sort des femmes africaines dans les pays déchirés par la guerre.
  • La paix et La résolution des conflits: -panacée pour le développement durable en Afrique.

La Responsabilisation économique des femmes, les facilités de micro- crédit – et l’acquisition de compétences.

  •  Les moyens simples et efficaces de lutte contre le paludisme en Afrique subsaharienne

Parmi les animateurs et les dignitaires présents à la conférence figuraient l’ancien Chef d’Etat de la République fédérale du Nigeria, le Général Yakubu Gowon et son épouse, Son Excellence, l’honorable Joice Mujuru, vice-présidente de la République du Zimbabwe; Son Excellence, Rt.Hon. Joyce Banda, vice-présidente du Malawi, représentée par sa fille, la baronne Caroline Cox, membre de la Chambre des Lords britannique et fondatrice/ Directeur Générale du Fonds d’Aides humanitaires diUrgence(HART), M. John Odey, Ministre nigérian de l’Environnement; l’épouse de l’ancien Président de la République Fédérale du Nigeria, Son Excellence, Mme(Chief)  Bola Obasanjo, Mme (chief )asika, épouse de l’ancien administrateur de l’Est du Nigeria et Patronne de la WAELE / ARCELFA; Jennifer Kargbo, directrice, Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique, CEA (bureau de l’Afrique Australe); le Professeur Danfulani Ahmed de l’Institut national d’Etudes Politiques et Stratégiques du Nigeria;la Professeur Johnson Tendai Vice-Chancelière- adjointe de l’Université de Caroline du Nord, Etats-Unis, le Dr Hadiza Nuhu, Oon, Département de Pharmacognosie et développement des médicaments, Faculté des sciences pharmaceutiques ,de l’Université Ahmadu Bello, le Directeur Général de Herbal Point Services , Zaria, au Nigeria, de hauts fonctionnaires et des représentants de la société civile.

METHODOLOGIE
Le déroulement de la conférence a suivi un processus participatif comportant une combinaison d’exposés par PowerPoint, des séances plénières, et des séances de questions-réponses.

CONCLUSION DE LA CONFERENCE

Les défis contemporains qui militent contre la promotion des femmes sur le continent ont été identifiés dans les domaines de la santé, de l’éducation,de la violence (tant domestiques que publiques), de la traite des êtres humains  et dans le domaine de l’urbanisation.

RECOMMANDATIONS
La Conférence est tombée d’accord que les défis identifiés ci-dessus nécessitent des approches tant gouvernementales que domestiques dans l’élaboration et la mise en oeuvre des politiques, ainsi que dans toute autre action y afférant. Elle a donc formulé les recommandations suivantes:

  • les cadres juridiques et politiques existants ont besoin d’une mise en œuvre urgente et rapide.
  • Il est nécessaire d’accroître la pression sur les institutions gouvernementales afin qu’elles adoptent des lois favorables à la promotion de la femme.
  • Les gouvernements devraient accroître la participation des femmes à la gouvernance;
  • Les pratiques culturelles odieuses telles que la mutilation des parties génitales féminines (MPGF) et les mariages d’enfants devraient être éliminés étant donné qu’elles engendrent la FVV.
  • Les comptes rendus d’enfants-soldats filles ne devraient être entendus que par des para-militaires femelles et des experts de lutte contre les stupéfiants, de désintoxication et en psychologie.
  • Il est nécessaire d’encourager la gestion efficace du climat pour le contrôle des bouleversements imprévus découlant du changement climatique.
  • L’accent devrait être mis sur l’éducation de l’enfant fille.
  • Les gouvernements devraient fournir un environnement propice à l’entrepreneuriat, la création de revenus et la création d’emplois pour les femmes.
  • Les femmes devraient être encouragées à participer aux processus électoraux.
  • Les questions socio-politiques et de développement telles que l’urbanisation doivent être abordées avec précaution afin de s’assurer qu’elles ne nuisent pas à la promotion des femmes.

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